At
the October 2, 2004 Business Meeting
held at Wellesley College, it was
decided to create the George Sand
Association Memorial Prize to honor
the memory of pioneering Sand scholars.
The prize will recognize the best
dissertation on George Sand defended
in the years 2004 through 2007.
Any doctoral dissertation, in English
or in French, in whole or in part
on Sand, may be submitted to the
prize committee by the January 2008
deadline. Members of the Editorial
Board of George Sand Studies will
serve as judges of the manuscripts.
To submit work for consideration
for the award: by no later than
January 15, 2008, please
send an abstract of the dissertation,
a curriculum vitae and a letter
of recommendation from the dissertation
advisor to Annabelle Rea at the
address below. Finalists may be
asked to submit the entire dissertation
at a later date in the selection
process.
To
contribute to the fund, please send
your donations, in the form of checks
in U.S. dollars made out to "George
Sand Association," to Annabelle
Rea,1445 Valley View Road, Glendale,
CA 91202-1722. Checks in Canadian
dollars should also be sent to the
same address, but should be made
payable to "Annabelle Rea," who
will deposit the equivalent amount
in US dollars to the prize account.
Those wishing to contribute euros
may do so via Françoise Massardier-Kenney.
Checks should be payable to, (libellés
au nom de) Françoise Massardier-Kenney,
Modern and Classical Language Studies,
Kent State University, P.O. Box
5190, Kent, OH 44242-0001. All contributions
will be acknowledged by e-mail or
post.
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Prix 2008
Marie-Cécile LEVET
Directeur de thèse : Simone BERNARD-GRIFFITHS
Le paysage dans l’œuvre romanesque de George Sand
Cette thèse étudie le paysage dans l’œuvre romanesque de George Sand en l’examinant d’un point de vue typologique puis phénoménologique et enfin symbolique.
Le premier point cherche à discerner les données géographiques et humaines proposées par le paysage romanesque, l’accent étant mis non sur leur rapport à une référence extradiégétique, mais sur la manière dont ils sont construits littérairement : le premier chapitre examine donc les composantes naturelles – le relief, l’hydrographie, les conditions météorologiques, le flore et la faune – qui dessinent une géographie structurant fortement le paysage sandien. Ces assises naturelles sont, cependant, modulées par les interventions humaines. Le deuxième chapitre de ce travail s’intéresse dès lors aux composantes socio-économiques, c’est-à-dire à la manière dont les activités humaines (exploitation agricole, forestière, minérale, hydraulique et touristique), l’architecture (palais et châteaux, maisons et chaumières, patrimoine religieux, villes et villages) ou encore le paysage sonore (bruits, musique et langue) contribuent tout autant à dessiner un paysage sandien ainsi défini par l’attention aiguë qu’il porte à tous ces aspects. Les textes romanesques se plaisent à les mettre en évidence, souvent avec force et acuité.
La deuxième partie tente de démontrer combien le paysage sandien est marqué par un regard variant selon l’espace et le temps. Le chapitre 3 étudie donc les variations dans l’espace, qui impliquent des notions aussi importantes que la couleur locale, le pittoresque, le sublime ou encore « l’artialisation ». Il se pose, en effet, la question de savoir comment le regard appréhende un paysage selon qu’il lui apparaît comme remarquable ou banal, George Sand s’appliquant toujours à donner à voir tout autant que les sites les plus prestigieux, les contrées les plus humbles que chantent les romans champêtres. Se pose également la question des paysages façonnés in situ, c’est-à-dire les jardins, lesquels, au-delà de leurs variations formelles donnent indiscutablement lieu à une socio-poétique qui oscille entre l’ouverture et la fermeture, laquelle, est, à ce titre, largement exploitée dans l’intrigue romanesque. De même, le regard porté est considérablement influencé par le temps, l’Histoire et la mémoire intervenant dans l’appréhension esthétique des lieux qu’elle module en fonction d’un passé collectif et individuel dont le paysage porte également les marques.
La troisième partie cherche à dégager quelles sont les formes et les significations du paysage sandien à travers l’analyse de ses structures, telles que les définit l’approche durandienne. L’étude des grands éléments constitutifs du paysage sandien – la terre, l’eau et la lumière –, montre, dans le chapitre 5, que le paysage est d’abord ressenti en termes antithétiques. Chacun de ces éléments paysagers, selon sa spécificité matérielle, entraîne les héros à se dépasser ou, au contraire, les pousse vers leur propre chute. Il se révèle, in fine (chapitre 6), que ces mêmes éléments assurent le triomphe du régime nocturne de l’image et des structures synthétiques, le paysage sandien étant pensé, somme toute, comme une ouverture au monde qui permet d’être soi. |